Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 26 février 2010

Le musee de femmes

Et voila, le voyage de Moune touche a sa fin ... Pour l'occasion, je lui laisse la parole le temps d'une petite note ou elle nous raconte dans le detail sa visite au Musee des Femmes :

" Hier j'ai visité avec émotion le musée, poignant par moments, des femmes vietnamiennes : résistantes, combattantes, militantes, agents de liaison, ouvrières pour les soldats, paysannes pour nourrir les soldats, cantonnières pour réparer les routes détruites par les agressions des avions de l'ennemi ; elles ont été tuées, ou emprisonnées, torturées : courage, détermination, ruse, ingéniosité, endurance, persévérance, résistance au froid, aux pénuries de toute nature, aux privations alimentaires pour que les combattants aient le meilleur de la nourriture. Rien ne leur a été épargné, elles ont gagné. Mais parfois à quel prix ! Plusieurs, à la suite des tortures, des sévices et de la vie au bagne, ont perdu définitivement la santé physique, ou mentale, ou les deux à la fois, au bout de plusieurs années ; elles ont sacrifié leur jeunesse, ont perdu qui leur époux, qui leur fiancé, qui leur frère, qui leur famille lors des destructions massives des villages. Et tout cela avec le sourire aux lèvres d'après les nombreuses photos, dans des conditions de vie éprouvantes, rudes : le climat, les serpents dans la jungle et les champs, les moustiques etc.
Les objets exposés, les objets fabriqués en prison, les objets inventés pour la vie quotidienne durant la guerre pour cacher les messages secrets, tout témoigne de la pauvreté, et de l'art de composer avec trois fois rien; j'étais d'abord toute seule à visiter, puis est arrivée une femme vietnamienne plus âgée que moi, qui inclinait la tête pour me saluer chaque fois que nous nous croisions. J'ai l'impression que les personnes qui gardaient la salle ont été stupéfaites de me voir passer, moi une occidentale, presque deux heures dans une unique salle : mais j'ai voulu tout voir, tout lire des commentaires. Ensuite je suis montée au 3ème étage où se prépare une expo (qu'on m'a laissée voir alors que les préparatifs ne sont pas achevés ; j'ai vu que les gens étaient touchés par mon intérêt) sur les vendeurs de rue de Hanoï, dont le petit métier est gravement menacé par une loi qui a été votée visant à réduire leur activité dans la ville sous prétexte qu'ils sont si nombreux que cela nuit au trafic automobile et qu'ils déparent la beauté de la ville ( sic !) Là encore j'ai tout regardé sans rien manquer des panneaux photographiques si instructifs et des légendes commentant de manière didactique les photos : une fois encore j'ai été très émue par les conditions de vie et le courage incroyable de toutes ces femmes car 90 % des vendeurs de rue sont en réalité des vendeuses de rue, qui se lèvent très tôt, se couchent très tard, devant laisser à la garde de leurs mères ou belles-mères à la campagne leurs enfants, devant payer cher en ville un hébergement quand elles ne peuvent rentrer chez elles car c'est trop loin de Hanoï, portant des charges de parfois 100 kgs. 
A la sortie du musée je suis allée me promener dans le vieil Hanoï, bien plus sensible qu'au mois de novemebre à la pauvreté des maisons abîmées, dégradées par l'humlidité, par le manque de ravalement. Quel bruit, mon Dieu quel ramdam !!! Que de vespas et de motos !"

Une bonne idee de visite lors de votre futur sejour a Hanoi

21:51 Publié dans A voir a Hanoi | Commentaires (3)

Commentaires

Du grand journalisme ou je ne m'y connais pas !

Écrit par : Dad | vendredi, 26 février 2010

Anne, ne va pas te mettre à vendre les produits de ton jardin dans la rue, je ne garderai pas tes enfants !

Non, non, n'insiste pas ! Tu sais bien que ce qui me ravit, avec tes enfants, ce sont : le bain, les repas (en accompagnement et becquée), les histoires le soir, la piscine, les balades en poussette, pousse-pousse, vélo, bateau...

Les garder, oui : pendant que ton mari t'emmène dîner au Métropole ! mais pendant que tu porterais de lourdes charges ? Ja-mais ! C'est dit !

D'ailleurs, j'arriiiiiive !

Écrit par : Gaëlle | samedi, 27 février 2010

Superbe cette note! tres emouvante! merci!

Écrit par : noelle | samedi, 27 février 2010

Les commentaires sont fermés.